Les grandes entreprises multinationales et les risques liés à l’eau

Un rapport émanant des milieux de l’information financière met en lumière le faible niveau d’information et de transparence quant aux risques liés à l’eau dans les grands groupes industriels internationaux ... sans parler des mesures concrètes qui devraient s’ensuivre.

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photo Jim Nix, Creative Commons
http://www.flickr.com/photos/jimnix/3654215458/

Le rapport est lisible ici et un résumé (en anglais) est lisible ici.

Il émane de Ceres, une coalition d’acteurs économiques et sociaux pour la responsabilité environnementale dans le monde de l’entreprise, et a été élaboré avec le soutien d’UBS et Bloomberg, deux acteurs importants des services financiers. Comme tel, il s’adresse aux milieux économiques et se situe exclusivement dans une perspective de gouvernance transparente des entreprises.

Malgré toutes ces limites, le rapport fournit des informations intéressantes sur les différents problèmes liés à l’eau que peuvent rencontrer des entreprises dans divers secteurs, depuis l’industrie agroalimentaire jusqu’au bâtiment en passant par l’énergie ou l’électronique. Les auteurs "notent" 100 entreprises quant à leur degré de transparence sur l’eau et aux mesures qu’elles prennent pour limiter leur exposition. Ces "risques" vont de la mise en service d’une unité de production d’énergie pour cause de sécheresse aux conflits avec les communautés locales pour des affaires de pollution de l’eau.

Le rapport conclut que de manière générale, le niveau de prise en compte et de divulgation des risques liés à l’eau est plutôt faible. Seule une vingtaine de firmes sur les 100 étudiées affiche par exemple des objectifs en termes de réduction de leur consommation d’eau.

Voir aussi le compte-rendu qu’en propose le portail de l’eau Circle of Blue.

La publication de ce rapport a pour intérêt de mettre en lumière le haut degré de dépendance de toutes les activités économiques à l’égard de l’eau, longtemps peu connu parce que les entreprises concernées ne payaient pas l’eau qu’elles utilisaient ou n’avaient pas à rendre de comptes quant aux pollutions que leurs activités pouvaient entraîner. A ce titre, il s’inscrit dans la lignée d’initiatives comme le Water Footprint Network ou le Water Discolure Project. Lire sur ce site « Bilan eau » ou « empreinte hydrique »

Toutes les démarches de ce type ne sont pas sans poser de multiples problèmes, notamment la facilité avec laquelle elles se prêtent aux tentatives de "greenwashing" des grandes multinationales. Lire La « conservation de l’eau » selon les multinationales. L’exemple du cas de Coca-Cola en Inde.

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