Les nouvelles technologies d’irrigation peuvent-elles rendre l’agriculture dans les zones sèches soutenable ? Israël et la Jordanie, des exemples à suivre ?

Le Christian Science Monitor publie un très intéressant article sur le cas d’agriculteurs-entrepreneurs jordaniens qui ont misé sur des technologies de pointe de gestion de l’eau d’irrigation. Tout en démontrant les réussites de cette démarche par rapport à une forme d’agriculture gaspilleuse en eau et non viable économiquement, cet article soulève de très sérieux doutes sur le caractère soutenable d’une telle agriculture d’exportation même assortie de toutes les technologies imaginables.

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photo OrganicNation, creative commons
http://www.flickr.com/photos/organicnation/3625646841/

L’article est lisible ici.

Il présente le cas d’un exploitant agricole qui a investi dans des technologies de pointe et a choisi des cultures à fort revenu (destinées à des marchés de niche ou d’exportation), plutôt que de cultiver des tomates ou des concombres qui rapportent peu et requièrent énormément d’eau.

Ce modèle agricole paraît certes plus rationnel que le modèle dominant en Jordanie (appuyé sur une eau gratuite ou très peu chère), mais est)il soutenable pour autant ?

Israël et dans une moindre mesure la Jordanie (qui s’appuie sur l’aide israélienne dans ce domaine) sont souvent présentés comme des laboratoires des technologies de pointe en matière d’irrigation et d’usage rationnel de l’eau dans l’agriculture. De nombreuses régions du monde touchées par la sécheresse ou menacées par le changement climatique font volontiers appel à l’expertise israélienne dans ce domaine. (Lire ici, ici ou ici par exemple.)

Voir aussi sur ce site les articles de synthèse Économiser l’eau d’irrigation et L’« eau virtuelle » peut-elle répondre aux problèmes de rareté de la ressource ?.

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