Nil : échec des négociations sur un nouveau traité

L’élaboration d’un nouveau traité de partage des eaux du Nil, en discussion depuis plusieurs années, vient de connaître un échec retentissant, puisque l’Egypte a refusé tout accord remettant en cause ses droits acquis à l’eau du Nil.

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Sur les tenants et les aboutissants des négociations actuelles, lire sur ce site Le partage des eaux du Nil : conflits et coopérations.

Le dernier round de négociations avait eu lieu il y a six mois et s’était déjà terminé sur un constat d’échec provisoire - même si selon certains participants il ne restait "plus qu’un point" à résoudre.

Le problème étant que ce "dernier point" était en fait le seul important : la part d’eau allouée à l’Egypte et son droit de véto sur tous les aménagements qui seraient réalisés en amont sur le fleuve.

L’Egypte a été montrée du doigt par de nombreux commentateurs pour son refus de céder sur les droits qu’elle a acquis historiquement sur le fleuve. Mais les autorités de ce pays soulignent avec raison leur absolue dépendance vis-à-vis du Nil pour leur approvisionnement en eau potable (95%), ce qui n’est pas le cas des autres pays.

D’un autre côté, le moins que l’on puisse dire est que la gouvernance de l’eau en Egypte laisse à redire en termes d’efficacité et de rationalité (et d’équité).

Lire la dépêche de l’Associated Press (résumé en français, version longue en anglais). Voir aussi ici sur le site afrik.com.

Les pays d’amont (dit aussi "pays sources") ont déclaré qu’elles signeraient le nouveau traité même sans l’Egypte et le Soudan, mais ce geste n’aura sans doute qu’une portée symbolique. Voir ici une analyse par Reuters des positions respectives de chacun après l’échec du traité.

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