Dossier spécial sur la gestion de l’eau en Afrique, intitulé Politiques de privatisation et crise de l’eau en Afrique, préparé en collaboration entre Pambazuka, le magazine pan-africain en ligne, Ritimo et le Transnational Institute.
Ce dossier, qui avait été publié simultanément en anglais et en français par Pambazuka en mai 2011, aborde la situation de l’eau en Afrique en montrant les enjeux et les problèmes dans les villes et les campagnes du continent, à partir de l’exemple de nombreux pays : Ghana, Sénégal, Mali, Kenya, Afrique du Sud, Bénin, Maroc, Mauritanie...
Les articles montrent les échecs plus ou moins sévères des privatisations entreprises depuis les années 1990 et prônent l’alternative des ’partenariats public-public’. Ils abordent d’autres sujets importants comme la pollution ou les grands barrages sous l’angle de cette même problématique de gouvernance démocratique et de résistance aux logiques de privatisation et de marchandisation.
Dernière mise à jour : mai 2011
La question de l’eau constitue un problème majeur pour les populations d’Afrique subsaharienne. En effet, la situation dans la région reste caractérisée par l’accès difficile à cette ressource, la mauvaise gestion des points d’approvisionnement et les coûts élevés des branchements. Par exemple au Bénin, un ménage sur trois n’a pas accès à l’eau potable et le problème se pose avec un peu plus d’acuité en milieu rural. Les ménages ayant accès à l’eau potable sont ces ménages qui ont l’eau potable à domicile ou (...)
Dernière mise à jour : mai 2011
Dans les années 1980, des thérapies de choc ont été préconisées par les institutions de Bretton Woods au nom de l’ajustement macroéconomique : rétablissement des équilibres internes et externes par de sévères cures d’austérité budgétaire, privatisation des entreprises publiques, déréglementation des prix, dévaluation, abandon des grands projets d’infrastructure, renoncement aux politiques d’import-substitution, le tout agrémenté d’une dose de moralisme sur la « bonne gouvernance ». Cette boîte à outils pour (...)
Dernière mise à jour : mai 2011
Les réformes du secteur de l’eau ont commencé à se mettre en place dans les années 1990, sur instigation de la Banque mondiale, avec une approche de privatisation. Ceci a apporté des améliorations par rapport à la situation qui prévalait à la fin des années 80. Mais par-delà ce constat, Elimane Diouf et Olivier Petitjean avancent qu’une solution de retour à la gestion publique semble seule de nature à poursuivre les progrès réalisés et à remédier aux problèmes structurels identifiés. Le service de l’eau (...)
Dernière mise à jour : mai 2011
Les ministres africains se sont joints à des centaines de personnes issues d’agences des Nations unies, de banques de développement, d’opérateurs publics de l’eau, d’organisations d’intérêt général et de syndicats du monde entier pour célébrer la Journée mondiale de l’eau, le 22 mars 2011 au Cap, en Afrique du Sud. En tête de leur ordre du jour figuraient les moyens de répondre au défi toujours plus pressant de l’accès à l’eau en milieu urbain. Le nombre de personnes vivant dans les villes d’Afrique et (...)
Dernière mise à jour : mai 2011
Une des premières révoltes de l’eau en Afrique a eu lieu au Ghana, dans la période coloniale. Aujourd’hui encore, la société civile ghanéenne reste mobilisée pour changer l’industrie de l’eau. D’autant plus que quinze ans de réformes et cinq ans de contrat de gestion n’ont produit aucun résultat significatif dans le secteur. Aussi bien en zone urbaine qu’en milieu rural. L’accès à l’eau potable a toujours été l’un des problèmes les plus controversés de l’histoire du Ghana, avant même que ce pays ait obtenu (...)
Dernière mise à jour : mai 2011
La réforme institutionnelle du secteur de l’eau au Sénégal en 1996 (voir Privatisation de l’eau : le Sénégal à la croisée des chemins) s’est accompagnée d’une politique visant d’une part, à accroître la capacité de production d’eau potable de la ville de Dakar et d’autre part, à mettre en place des outils tarifaires pour améliorer la gestion de la demande. L’augmentation de la capacité de production a été réalisée grâce à deux programmes d’investissements : le Projet Sectoriel Eau (PSE) mené sur la période de (...)
Le cas du partenariat entre ONEP au Maroc et la SNDE en Mauritanie
Dernière mise à jour : mai 2011
Aussi bien les partenariats public-public Sud-Sud que les partenariats Nord-Sud présentent des avantages et des inconvénients. Combiner ces deux modèles dans le cadre de partenariats en réseau constitue un moyen efficace de mobiliser expertise et financements et obtenir les résultats souhaités. Un tel partenariat en réseau, impliquant six opérateurs publics de l’eau d’Europe et deux d’Afrique, a été mis en place pour améliorer l’accès à l’eau en Mauritanie. Ce partenariat repose sur une base solide de (...)
Dernière mise à jour : mai 2011
L’Afrique constitue depuis toujours l’illustration par excellence de la « malédiction des ressources ». On estime que les flux financiers illicites, au moyen de pratiques comme la corruption ou la manipulation des prix, feraient perdre au continent 200 milliards de dollars chaque année. Et ce qui en découle, ce sont les achats d’armements destinés à consolider les régimes autocratiques. Le coût « externalisé » ou caché des conflits ainsi générés a été évalué à plus de 300 milliards de dollars pour les (...)
Déclarer l’accès à l’eau un droit humain fondamental, pourquoi ?
Dernière mise à jour : mai 2011
Le 29 juillet 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a reconnu, dans une résolution proposée par la Bolivie et adoptée par 122 voix et 41 abstentions, "le droit à une eau potable salubre et propre comme un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme". Elle demande, en outre, "aux États et aux organisations internationales de fournir des ressources financières, de renforcer les capacités et de procéder à des transferts de technologies, en (...)
Dernière mise à jour : mai 2011
Des institutions comme la Banque mondiale font de l’énergie hydroélectrique une solution pour l’Afrique, alors qu’il patent que jusqu’aujourd’hui les grands barrages n’ont apporté aucune solution contre la « fracture électrique » qui fait que des dizaines de millions d’Africains continuent de vivre dans l’obscurité. Pour Lori Pottinger, les choix avisés sont ailleurs, « à l’heure où le réchauffement climatique risque de rendre les rivières de l’Afrique encore moins fiables pour des grands projets (...)
Dernière mise à jour : mai 2011
La représentation écologique que les peuples se font de l’eau, à savoir un bien commun, explique leur opposition à la création de « marchés de l’eau ». Mais la logique marchande des « partenariats public-privé » est toujours là, se développant sous des couverts de bonne gouvernance et d’efficacité de gestion, alors qu’on assiste à une démarche prédatrice des richesses d’autrui à travers des privatisations pourtant totalement délégitimées en Afrique depuis les années 80. De nos jours, de façon générale en (...)