De l’Alberta à l’Arctique, l’impact destructeur des sables bitumineux sur les ressources en eau

L’Observatoire des multinationales publie une enquête en deux volets du journaliste canadien Edward Struzik sur les sables bitumineux de l’Alberta et l’eau.

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Dans les plaines de l’Alberta, au Canada, des firmes pétrolières canadiennes et internationales, parmi lesquelles Shell et Total, exploitent les gisements de sables bitumineux à un rythme effréné. Malgré la chute actuelle des cours du pétrole, elles espèrent encore tripler leur production d’ici 2030. S’il est beaucoup question de l’impact des sables bitumineux en termes d’émissions de gaz à effet de serre, on parle moins de ses conséquences sur les ressources en eau. Extraction excessive et pollutions commencent pourtant à faire sentir leurs effets en aval, et peut-être jusqu’à l’océan Arctique. Sur fond de dérèglement climatique et de fonte des glaciers, le développement incontrôlé de l’industrie pétrolière de l’Alberta pourrait ainsi affecter une large partie du Grand Nord canadien.

Lire le premier volet de l’enquête : De l’Alberta à l’Arctique, le lourd tribut environnemental des sables bitumineux

Il y a quelques mois, Shell et Veolia annonçaient en fanfare le projet de créer une usine écologique d’exploitation des sables bitumineux à Carmon Creek, sur la rivière de la Paix en Alberta. Les entreprises promettent que cette usine aura un impact quasi nul sur les ressources en eau, mais beaucoup d’observateurs sont sceptiques, et les détails manquent quant à ce que recoupent exactement ces promesses.

Lire le second volet de l’enquête : Est-il possible d’exploiter « proprement » les sables bitumineux de l’Alberta ?

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