Au Japon comme en Chine, une floraison de barrages entraîne glissements de terrain et tremblements de terre

Dans un article repris en deux parties sur le site chinadialogue.net, la journaliste environnementale japonaise Masano Atsuko revient sur plusieurs accidents qui ont accompagné récemment la construction et la mise en service de barrages, et dénonce le gâchis à laquelle a conduit une certaine culture politique et technocratique.

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Barrage Kurode. Photo Kamoda, licence CC
http://www.flickr.com/photos/kamoda/378293810/

Lire l’article : première partie et deuxième partie.

Comme cela a été documenté à propos d’autres grands barrages, notamment aux Etats-Unis ou récemment en Chine, le remplissage des réservoirs peut entraîner une augmentation de l’activité sismique, de même que des glissements de terrain liés à l’inflitration de l’eau dans le sol. De tels glissements de terrain commencent d’ailleurs à se multiplier autour du réservoir du méga-projet chinois des Trois Gorges. De tels incidents multiplient les coûts des barrages par rapport aux estimations initiales, comme les autorités chinoises en ont fait elles aussi l’expérience avec les Trois Gorges (voir sur ce site ici et ici). Le déplacement de 300 000 personnes supplémentaires par rapport à ce qui était prévu initialement, rendu nécessaire par les glissements de terrain et la pollution, vient d’être annoncé.

Pour des raisons liées en particulier à sa structure politique et à sa culture technocratique, le Japon a vu les barrages se multiplier sur son territoire depuis l’après-guerre, une politique qui continue à grever son budget et qui a la vie dure malgré les promesses de changement du nouveau gouvernement (lire Le nouveau gouvernement japonais tente d’en finir avec les barrages à outrance).

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