Cochabamba, de la "guerre de l’eau" au climat

Dix ans après la "guerre de l’eau" de 2000 qui avait vu la population se soulever pour refuser la privatisation de l’eau, la ville bolivienne de Cochabamba accueille le Sommet des peuples sur le changement climatique et la défense de la Terre-mère.

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photo aquistbe, creative commons
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Convoquée par le président bolivien Evo Morales suite à l’échec de la Conférence de Copenhague, ce sommet alternatif vise à faire entendre la voix de la société civile sur le terrain du changement climatique, avec pour objectif de mettre les grandes entreprises et les Etats du Nord face à leur responsabilité, mais aussi d’éviter que la crise climatique ne devienne un prétexte pour leur donner davantage de pouvoir encore.

Le site du Sommet permet certaines formes de participation à distance : http://cmpcc.org/

Sur les événements de 2000 à Cochabamba, leur importance mondiale et la manière dont la situation a évolué depuis, lire sur ce site La « guerre de l’eau » à Cochabamba. A l’occasion de ce dixième anniversaire, le réseau "Reclaiming Public Water" organisait il y a quelques semaines un séminaire international de réflexion sur les mouvements contre la privatisation de l’eau (lire Dix ans après la "guerre de l’eau" de Cochabamba, où en est la reconquête de l’eau comme bien public ?)

La tenue de ce sommet à Cochabamba dix ans après la guerre de l’eau n’est évidemment pas un hasard. Il s’agit de montrer la continuité entre la lutte contre la privatisation et pour la reconquête des biens communs d’une part et la lutte contre le changement climatique de l’autre.

Ce sommet est donc aussi l’occasion de retour sur l’histoire du mouvement pour l’eau publique de Cochabamba. Le magazine vidéo états-unien Democracy Now !, qui s’est délocalisé pour une semaine à Cochabamba, a ainsi publié entre autres un très intéressant reportage sur les événements de la guerre de l’eau, filmé sur les lieux mêmes, qui revient notamment en détail sur les différents groupes sociaux qui en ont été les acteurs.

Lire aussi ici et ici sur le site états-unien AlterNet, et ici sur le site du Democracy Centre , qui a joué depuis 2000 un rôle important de relais entre les Boliviens de Cochabamba et les activistes du Nord.

En français, voir surtout sur le site de Basta ! un entretien avec Pauline Lavaud, de l’ONG française France Libertés (qui soutient des projets dans la zone Sud de Cochabamba et participe aux réseaux contre la privatisation de l’eau).

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