L’hydro-piraterie, ou comment l’eau de l’Amazone finit dans des bouteilles à l’autre bout du monde

On savait que certains navires pétroliers moyen-orientaux se rendant en Amérique du Sud ne manquaient pas, sur le chemin du retour, de remplir leurs immenses réservoirs d’eau douce de l’Amazone pour la ramener dans leurs régions d’origine, lesquelles manquent cruellement de cette ressource. Selon l’agence brésilienne d’information environnementale EcoAgência, cette forme d’hydro-piraterie est en pleine expansion, recourant à des techniques de plus en plus sophistiquées.

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photo tomwahlin, Creative Commons
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Lire l’article en portugais, ainsi que les commentaires en anglais du site écologiste états-unienne TreeHugger.

EcoAgência renvoie à un article qui vient d’être publié dans une revue juridique brésilienne, lequel affirme que les instruments juridiques internationaux en vigueur permettraient bien au gouvernement brésilien de prendre toutes les mesures et d’engager toutes les poursuites nécessaires pour mettre fin à ce type de pratiques.

Selon ces sources, l’eau "prélevée" dans l’Amazone serait destinée non seulement au Moyen Orient (faire venir cette eau du Brésil coûte moins cher que de la dessaler), mais aussi à l’Europe. En plus d’utiliser les immenses réservoirs des pétroliers (capables de contenir jusqu’à 250 millions de litres), ces hydropirates utiliseraient maintenant d’immenses sacs qu’ils traînent derrière eux. (Lire sur ce site Les voyages de l’eau.)

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